Sébastien me demande : on dit que les gens du nord sont chaleureux... mais qu'est ce que vous avez de plus que nous ?
Sur le coup, je n'ai pas sû quoi répondre... c'est vrai, finalement, qu'est ce qui fait la chaleur du nord ? Sébastien me suggère que c'est parce qu'on est toujours bourrés...
les clichés ont la vie dure !
Après mon troisième concert lyonnais, je pense que je peux le dire : le public lyonnais est timide ! et ça, ça fait une sacré différence par rapport aux concerts que j'ai vécus à Lille ! Est ce parce que je suis nostalgique ? Non, il y a autre chose, c'est sûr... la chaleur humaine peut être !?
Vendredi soir : concert de Jack The Ripper au Ninkasi Kao, petite salle de 600 places.
Première partie : Fake Oddity, un groupe lyonnais. La salle est bien remplie, la musique est sympa. Chanteur beau gosse et bassiste androgyne. Au premier coup d'oeil, j'ai vu une fille... ben oui, en robe foureau noire, ça prête à confusion ! Il ne manquait plus que les yeux noirs à la Brian Molko pour parfaire le tableau. Ils ont enchainé les chansons, sans trop parler avec le public, avec un jeu de scène pas transcendant.
En résumé : bonne musique mais concert quelconque. Ils ont quand même fait un rappel, pas mal pour une première partie !
Jack The Ripper
Petite musique genre cirque de fête foraine pour les introduire, histoire de se mettre dans l'ambiance. Et ils sont entrés, à 7 ou 8 sur scène, selon les moments. C'est marrant de découvrir les personnages qui se cachent derrière une musique !
Le chanteur, tout sec, complètement imprégné de son personnage, veste noire longue, bretelles sur chemise blanche, chapeau sur cheveux longs et clope au bec;
Le groupe, de "vrais" musiciens :
- un guitariste mandolinier
- un bassiste contrebassiste bassiste fretless
- un batteur géant
- un violoniste guitariste choriste
- un trompettiste sonneur de cloche choriste
- un guitariste pianiste
- un pianiste maracassier choriste
Les chansons toutes en anglais, bien que le groupe soit français. Une musique fraiche, avec le violon, la trompette et le piano. Le groupe à l'air de bien se marrer sur scène, le chanteur, complètement dans son trip, ressemble parfois à un pantin épouvantail, une des facettes de son personnage déjanté.
Une fois, il s'arrête au milieu d'une chanson pour se rappeler ce qu'il veut et prier pour ça. Une fois, il s'arrête pour demander au public s'il a compris ce qu'il raconte. Une fois, il descend de la scène est continue à chanter allongé au milieu du public.
La chanson I was born a cancer a pris tout son sens vendredi. Comme je l'ai déjà dit, le chanteur est entré sur scène clope au bec. Et ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est qu'il a grillé clope sur clope jusqu'à la fin, mais surtout pour cette chanson ! Il s'est aussi amusé à lancer le contenu de son paquet un peu partout dans le public. Petite précision sur le groupe : inutile de prévoir des fumigènes, ils s'en chargent ! Je crois bien qu'il n'y avait que le trompettiste qui ne fumait pas !
Bref, concert sympa, musique qui pête bien, avec tout de même un point qui me chagrine : l'ambiance dans le public ! Le chanteur nous a titillé à plusieurs reprises sans grand succès... On dirait que les gens apprécient la musique, mais qu'ils ont peur de déranger le groupe.
On est très loin de l'osmose ressentie dans mes concerts nordistes 
Donc Sébastien, quand tu veux, on prend date pour un concert lillois, et tu verras par toi même ce qu'est la chaleur du nord !
Et toi JN, tu me feras ton compte rendu amienois, histoire de me confirmer que dans un concert, les gens dansent, sautent, chantent, crient... vivent le concert, quoi !